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Published on Campaign Against Sanctions and Military Intervention in Iran (http://www.campaigniran.org/CASMII)

Gaz : l'Iran pourrait ravir à Gazprom une partie du marché (Gazeta)

(Gazeta via RIA Novosti)
Oct 10, 2008

MOSCOU, 10 octobre - RIA Novosti. La Turquie envisage de signer, dans les prochaines semaines, un accord portant sur l'importation de gaz en provenance du gisement iranien de South Pars, apprend-on vendredi dans le quotidien Gazeta.

Comme l'a fait savoir Hilmi Güler, ministre turc de l'Energie et des ressources naturelles, le gaz extrait sera aussi bien utilisé pour la consommation intérieure du pays que réexporté vers l'Europe. Les experts indiquent qu'il est peu probable que l'Iran puisse prochainement concrétiser ses ambitions gazières, mais, en perspective, le monopole de Gazprom en Arménie pourrait prendre fin.

Les parties avaient déjà prévu de signer un accord analogue en août dernier, mais les négociations avaient alors été sapées en raison de l'opposition des Etats-Unis, qui cherchent à isoler l'Iran dans le domaine économique.

Pour ses exportations vers l'Europe, Téhéran a l'intention de profiter des quotas qui lui sont accordés dans le projet Nabucco, prévoyant d'exporter le gaz en passant par le territoire de la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie jusqu'en Autriche.

Possédant de grandes réserves de gaz naturel, l'Iran n'a pratiquement aucune possibilité de transporter son combustible. Le gazoduc IGAT-1 (d'une longueur de 1.200 km et possédant un rendement de 9,6 milliards de m3 par an, il achemine du gaz associé dans le nord du pays, vers les principaux centres industriels: Ispahan, Qazvin, Rasht et Tabriz). Datant de 1970, il doit être modernisé et la construction de l'IGAT-2 (reliant les gisements de gaz de Kangan et de Nar aux champs pétrolifères du plateau continental du golfe Persique, 27 milliards de m3, 600 km) n'est toujours pas achevée.

Puisque la mise en oeuvre du Nabucco est également remise en question, l'unique canal d'exportation fonctionnant réellement se trouve être le gazoduc Iran-Arménie, dont l'ouverture solennelle a eu lieu au printemps dernier. Cependant, l'exportation de gaz par cet itinéraire n'a pas encore commencé. Comme l'a indiqué hier Loussiné Aroutiounian, porte-parole du ministère arménien de l'Energie et des Ressources naturelles, les délais concernant le début de l'importation de gaz en Arménie seront connus à l'issue des négociations arméno-iraniennes qui se tiennent actuellement à Téhéran. Rasoul Salmani, directeur de la Compagnie nationale iranienne du gaz (NIGC), avait affirmé que les livraisons pourraient commencer dès le début de la semaine prochaine.

Les autorités arméniennes affirment que le gazoduc Iran-Arménie n'est pas considéré comme une alternative aux livraisons russes (Gazprom est l'unique fournisseur de gaz naturel à l'Arménie). Le géant gazier russe satisfait actuellement 100% des besoins de l'Arménie en gaz, en y livrant environ 1,7 milliard de m3 par an. Mais les experts n'excluent pas que l'Arménie puisse par la suite renoncer à sa coopération avec Gazprom, compte tenu aussi bien de l'élévation incessante du coût du gaz russe que de l'accroissement inévitable des tarifs du transit par la Géorgie. Tbilissi a déjà maintes fois augmenté le tarif du transit du gaz russe par son territoire.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.



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